Amende radar - montant, points et contestation

Xavier Maillard

Xavier Maillard

|

10 juin 2026

Excès de vitesse entre 30 et 40 km/h : amende de 135€, perte de 3 points, suspension de permis possible.
Recevoir une contravention après un radar soulève vite les mêmes doutes : quel montant faut-il payer, combien de points seront retirés et peut-on encore contester ? En France, la réponse dépend surtout de la vitesse retenue, du lieu de l’infraction et du délai dans lequel vous réagissez. Voici les règles utiles pour comprendre l’avis et éviter une majoration inutile.

Les repères essentiels pour comprendre une amende radar

  • 68 € pour un dépassement inférieur à 20 km/h hors agglomération.
  • 135 € dans la plupart des autres dépassements inférieurs à 50 km/h.
  • Aucun retrait de point pour un excès inférieur à 5 km/h de vitesse retenue, mais l’amende reste due.
  • 45 jours pour payer ou contester, avec un délai porté à 60 jours pour certains paiements en ligne.
  • À partir de 50 km/h au-dessus de la limite, l’infraction relève désormais du délit dès la première fois.

Radar de chantier sur le bord de la route, surveillant la vitesse des voitures. L'amande vitesse est là pour rappeler aux conducteurs de ralentir.

Quel montant prévoir selon le dépassement

Le barème repose sur la vitesse retenue après application de la marge technique du radar. Il ne faut donc pas comparer trop rapidement la vitesse affichée sur votre compteur avec celle qui figure sur l’avis. La différence entre les deux peut modifier le nombre de points retirés, mais elle ne supprime pas automatiquement l’amende.

Dépassement retenu Amende forfaitaire Amende minorée Points
Moins de 5 km/h 68 € hors agglomération
135 € en agglomération
45 € hors agglomération
90 € en agglomération
0
De 5 à moins de 20 km/h 68 € hors agglomération
135 € en agglomération
45 € hors agglomération
90 € en agglomération
1
De 20 à moins de 30 km/h 135 € 90 € 2
De 30 à moins de 40 km/h 135 € 90 € 3
De 40 à moins de 50 km/h 135 € 90 € 4

En cas de retard, l’amende forfaitaire de 3e classe passe généralement à 180 €, tandis que celle de 4e classe atteint 375 €. Le paiement minoré est possible uniquement pendant le délai indiqué sur l’avis, souvent 15 jours, ou 30 jours lorsque le règlement est effectué en ligne.

Le cas particulier du dépassement de 50 km/h

Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle règle, un dépassement d’au moins 50 km/h constitue un délit dès la première infraction. La peine maximale peut atteindre trois mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende, avec un retrait de six points et des sanctions complémentaires possibles, notamment la suspension du permis ou la confiscation du véhicule.

Dans les conditions prévues par la procédure, une amende forfaitaire délictuelle de 300 € peut être proposée, avec un montant minoré à 250 € et majoré à 600 €. Il faut toutefois suivre exactement les indications de l’avis reçu, car un grand excès de vitesse peut aussi donner lieu à une procédure judiciaire.

Ce que le radar mesure réellement

Un radar ne retient pas nécessairement la vitesse brute mesurée. Pour un radar fixe, une marge technique de 5 km/h sous 100 km/h ou de 5 % au-dessus est appliquée. Cette marge est doublée pour certains radars mobiles de nouvelle génération.

Exemple simple : à 96 km/h mesurés par un radar fixe sur une route limitée à 90, la vitesse retenue peut être de 91 km/h. L’excès retenu est alors d’1 km/h, ce qui entraîne encore une amende, mais aucun retrait de point depuis 2024.

Les radars fixes, les radars mobiles, les voitures-radars et les dispositifs de contrôle de vitesse moyenne ne fonctionnent pas exactement de la même façon. L’avis doit préciser les éléments utiles, notamment la vitesse mesurée, la vitesse retenue et la limitation applicable au lieu du contrôle.

Je conseille de vérifier attentivement cette dernière donnée. Une limitation temporaire liée à des travaux, une zone à 70 km/h ou une baisse ponctuelle sur autoroute peut expliquer un montant qui semble disproportionné par rapport à la vitesse habituelle de la route.

Que faire dès réception de l’avis

La première erreur consiste à payer immédiatement sans lire les informations techniques. Le paiement vaut en principe reconnaissance de l’infraction et déclenche le retrait de points prévu par le barème.
  1. Contrôlez l’identité du véhicule, la date, l’heure et le lieu du contrôle.
  2. Comparez la vitesse retenue avec la limitation mentionnée sur l’avis.
  3. Vérifiez le conducteur si le véhicule était prêté, loué ou utilisé par un salarié.
  4. Choisissez entre paiement et contestation avant l’expiration du délai.

Pour une contravention classique, vous disposez généralement de 45 jours pour payer. Ce délai peut être porté à 60 jours en cas de paiement dématérialisé selon les modalités proposées sur l’avis. Après ce délai, l’amende est majorée et la facture peut devenir beaucoup plus lourde.

Si vous contestez un radar, ne payez pas l’amende par réflexe. La démarche se fait auprès de l’ANTAI, en ligne ou par courrier recommandé, dans le délai indiqué. Pour une infraction constatée par radar, une consignation peut être demandée : elle ne correspond pas au paiement de l’amende et peut être restituée si la contestation aboutit.

Dans quels cas la contestation a du sens

Une contestation n’est pas une simple demande de remise commerciale. Elle doit reposer sur un élément vérifiable, comme une usurpation de plaque, un véhicule vendu avant les faits, une erreur d’identification ou une impossibilité de conduire à l’endroit indiqué.

Demander la photographie radar peut aider à vérifier la plaque et le véhicule, mais une photo peu visible ne suffit pas toujours à faire annuler la procédure. À mes yeux, le meilleur réflexe est de rassembler les justificatifs avant d’écrire, plutôt que d’envoyer une explication générale sur les circonstances du trajet.

Les situations qui aggravent les conséquences

Un dépassement d’au moins 40 km/h

Lorsqu’il est constaté avec interception du véhicule, un dépassement d’au moins 40 km/h peut entraîner la rétention immédiate du permis. Les forces de l’ordre peuvent ensuite décider d’une suspension administrative, indépendamment du montant de l’amende.

Un permis probatoire

Le barème de points est le même, mais l’impact est plus brutal pour un jeune conducteur. Le permis probatoire commence avec six points : une infraction entraînant six points peut donc conduire à l’invalidation du permis, sous réserve de la procédure et des règles applicables à la notification.

Un véhicule prêté ou loué

L’avis arrive souvent au titulaire de la carte grise, pas nécessairement à la personne qui conduisait. Le propriétaire doit alors désigner le conducteur dans les délais, notamment lorsqu’il s’agit d’un véhicule d’entreprise ou d’une location.

Lire aussi : À quelle distance une voiture-radar peut-elle vous contrôler ?

La récidive d’un grand excès de vitesse

La récidive rend la situation particulièrement sévère. La confiscation du véhicule devient en principe obligatoire, sauf décision spécialement motivée du tribunal, et les conséquences judiciaires peuvent s’ajouter à la perte de points et à la suspension du permis.

Pourquoi la marge du radar ne doit pas être prise pour une tolérance

La marge technique corrige une incertitude de mesure, mais elle ne crée pas un droit à dépasser la limitation. Une vitesse retenue supérieure d’un seul kilomètre par heure peut encore produire une amende, même si aucun point n’est retiré.

La vitesse augmente aussi la distance parcourue pendant le temps de réaction et rend le freinage plus long, surtout sous la pluie ou lorsque la chaussée est chargée. La Sécurité routière rappelle que la vitesse réduit la possibilité de manœuvrer à temps et aggrave les conséquences d’une collision.

Dans la pratique, je trouve plus utile de surveiller les changements de limitation que de calculer une prétendue marge de sécurité. Le régulateur, une vitesse adaptée avant les descentes et une attention particulière aux entrées d’agglomération évitent davantage de contraventions qu’un freinage tardif devant un radar.

Le bon réflexe après un flash radar

Un flash ne signifie pas toujours que l’avis arrivera, mais il faut surveiller son courrier et vérifier l’adresse de la carte grise. Si l’avis est reçu, comparez la vitesse retenue, le montant et les délais avant toute décision.

Si l’infraction est exacte, payer rapidement permet souvent de bénéficier du montant minoré. Si un doute sérieux existe, contestez dans les règles, sans payer l’amende et avec les justificatifs nécessaires. Cette méthode simple permet de distinguer une erreur contestable d’une sanction qu’il vaut mieux régler sans attendre.

Cet article a un caractère purement informatif et éducatif. Le contenu a été élaboré avec l'aide d'outils analytiques et linguistiques modernes (IA). Avant de prendre une décision, consultez un expert.

Questions fréquentes

Pour un dépassement inférieur à 20 km/h, l’amende est de 68 € hors agglomération et de 135 € en agglomération. De 20 à moins de 50 km/h, elle atteint généralement 135 €, avec un montant minoré de 45 € ou 90 € selon le cas, si le paiement intervient dans le délai prévu.

La vitesse retenue tient compte d’une marge technique. Pour un radar fixe, elle correspond à une déduction de 5 km/h sous 100 km/h ou de 5 % au-dessus, avec une marge pouvant être doublée pour certains radars mobiles. Ainsi, 96 km/h mesurés sur une route limitée à 90 peuvent conduire à une vitesse retenue de 91 km/h.

Oui, la contestation se fait auprès de l’ANTAI, en ligne ou par courrier recommandé, dans le délai indiqué sur l’avis. Il est préférable de ne pas payer avant de contester, car le paiement vaut en principe reconnaissance de l’infraction. Une consignation peut être demandée, mais elle ne constitue pas le paiement de l’amende.

Un dépassement d’au moins 50 km/h constitue un délit dès la première infraction. Il peut entraîner jusqu’à trois mois d’emprisonnement, 3 750 € d’amende, six points en moins et des sanctions complémentaires comme la suspension du permis ou la confiscation du véhicule. Dans certains cas, une amende forfaitaire délictuelle de 300 € peut être proposée.
Évaluer l'article

Moyenne: 0.0 / 5 · 0 évaluations

Tags

radars contestation permis probatoire vitesse retenue grand excès de vitesse

Partager l'article

Autor Xavier Maillard
Xavier Maillard
Je m'appelle Xavier Maillard et cela fait maintenant 10 ans que je me consacre à l'univers de la route, de la sécurité et de l'écomobilité. Mon parcours m'a naturellement amené à collaborer avec cerfrejus.fr, où j'ai à cœur de partager des informations claires et fiables sur ces sujets essentiels. Ce qui me motive, c'est de décrypter les enjeux liés au permis de conduire, aux bonnes pratiques de sécurité et aux alternatives de déplacement plus durables, afin de rendre ces connaissances accessibles à tous. J'attache une importance particulière à vérifier mes sources et à structurer les informations pour vous offrir un contenu toujours pertinent et à jour.
Commentaires (0)
Ajouter un commentaire